Merci de respecter les droits d'auteurs et de ne pas reproduire les textes de ce blog sans autorisation préalable (me contacter). Les textes cités en 'chapeaux' sont du domaine public ou appartiennent à leurs auteurs respectifs.

N'hésitez pas à laisser des commentaires !

vendredi 20 janvier 2012

Trois ans plus tard…

"Still round the corner there may wait
A new road or a secret gate..."
(J.R.R. TOLKIEN, The Return of the King)

Encore une aurore, et des mots…
Encore un arbre, des rameaux,
Et des étoiles, une écume…

Encore un coeur, une attente…
Une existence hésitante…
De la beauté et… une plume !

dimanche 8 janvier 2012

Examen de faiblesse

"Rouge, couleur des routiers, couleur du sang et de l'amour,
pour que tu n'épargnes ni l'un ni l'autre
au long des jours que Dieu te donnera ;
et fais ce que tu voudrais avoir fait à l'heure de la mort."
(Cérémonial du Départ Routier)

Prendre mon sang, et y puiser
Le peu de force qu'il me reste…
- Quand l'homme s'effondre, épuisé,
Le poète se manifeste
Encore - et tout donner pour eux,
Pour leur bonheur. Je me consume,
Brûlant d'aider, servir, heureux
Quand j'efface vos amertumes,
Et vos peines d'un vers, d'un mot,
Vous soutiens, discret, dans vos maux,
Juste là, écoutant. Oh, n'être
Rien de plus, impuissant ; souffrir
Afin d'aimer vraiment. Oui, naître
Le plus faible, mais tout offrir.
Et si par ma seule existence
J'ai pu vous apporter un peu
De joie et d'amitié, je peux
Jusqu'au bout et sans résistance
Passer ma vie : elle a du sens.

Chant du Phénix en renaissance...

samedi 31 décembre 2011

Maxime pour une nouvelle année

"Va avec cette force que tu as !"
(Juges VI, 14)

Chaque vie est unique, et rien ne la remplace.
Si tu es aujourd'hui, c'est bien pour être là,
Et pour être toi-même ! Aussi vois au-delà :
Tu vas au bon chemin ; maintenant, tiens ta place !


Pour A.-P.

mercredi 23 novembre 2011

L'étoile de détresse

" Pris dans leur vaisseau de verre,
les messages luttent, mais les vagues les ramènent
en pierres d'étoile sur les rochers… "

(Daniel BALAVOINE, "Tous les cris, les S.O.S.")


Vaisseau de verre et d'écume pâle, irisé,
Ses voiles sont tissées de l'étoffe des rêves
Dont sont faites nos vies ; et sous les alizés,
Entre les horizons s'éloigne de nos grèves.

Brillant tel un joyaux des elfes d'anciens temps
D'un calme et pur éclat, sa poupe cristalline
Apparaît à nos yeux quand notre coeur attend,
Lassé, au milieu des champs amers des salines.

Naviguant à l'azur comme un astre égaré
Porteur de nos espoirs, sa coque lisse et grise,
Translucide, ses flancs de fin argent parés

Abritent un trésor fragile : nos douleurs,
Nos appels au secours ; or ses froides couleurs
Sont haut dressées aux cieux, et le vent fier s'y brise.

lundi 26 septembre 2011

Plus près de toi...

" Reviens-moi
De tes voyages si loin reviens-moi
Tout s'ajoute à ma vie… "

(J.J. GOLDMAN, "Ensemble")


Jamais, je crois, une distance
Ne nous a autant séparés
Et pas même nos différences
Mais c'est pour mieux te préparer
A quitter tout à fait l'enfance
Et pour moi aussi, Compadre,
Vivre autrement de ta présence.

à J-C

vendredi 23 septembre 2011

Pensées du soir

" Amazing Grace, how sweet the sound
That saved a wretch like me ! "

(John NEWTON)


Pourquoi ne suis-je quelque héros du temps passé,
Chevalier sans peur, sans paresse, ni reproche ?
Ou maître audacieux, cymbale résonnante ?


Pourquoi ne suis-je qu'un roseau,
Le plus faible de la nature ?


- Cette creuse tige, enchantée
De mon souffle devient
Flûte... 


lundi 15 août 2011

Aubépine

" Souvenez-vous (…)
qu'on a jamais entendu dire
qu'aucun de ceux qui ont eu recours à vous (…)
ait été abandonné. "

("Memorare", St BERNARD de CLAIRVAUX)


De ton tronc gris, vivant pilier, tu as porté
Le pied blanc qui foula la nue et l'aube. Épine,
Comment blesserais-tu ce talon transporté
De joie, et qui meurtrit la tête serpentine ?

Tes fruits peut-être sont carmins comme le sang
Que tes pointes aiguës ont versé, en couronne
Humiliante et sacrée. Et tes fleurs que l'on sent
Dès le mois de blancheur d'un éclat d'or rayonnent.

Ô bois de dureté ! Nymphe de pureté !
Nous nous réfugions sous ton voile de tendresse,
Sous l'arche de ton pont, signe de sûreté.
Et la foudre jamais n'abat ma forteresse.